"Nomade des temps modernes", j'emmène paître mes sens sur les vastes champs du monde, chevauchant une bicyclette chargée du nécessaire pour vivre en toute liberté.
Qui n’a pas rêvé de rencontrer un jour les aborigènes d’Australie ? Dans nos esprits, on les imagine encore nus, le visage peint, dans une jungle hostile, avec une lance de chasse dans la main droite et un boomerang dans la gauche gauche. Mais de nos jours, ces hommes-là n’existent plus. La colonisation des aborigènes a entraîné les mêmes résultats que chez les Indiens d’Amérique. L’arrivée des Européens en 1788 a représenté une véritable catastrophe pour ce peuple puisque ces derniers ont rapidement été repoussés hors des côtes fertiles vers l’intérieur des terres, pour la plupart inexploitables. Beaucoup ont par ailleurs succombé à des maladies importées. Maltraités, parqués dans des réserves et privés du droit d’exister sur leurs terres d’origine, les Aborigènes se sont appauvris physiquement et spirituellement. Ils n’étaient plus que 60 000 en 1920. Aujourd’hui, souvent regroupés dans des « campements », l’alcool est devenu pour beaucoup d’entre eux leur meilleure consolation.